UBUD ET AMED EN FAMILLE


Premiers pas en Indonésie, à Bali...

Dimanche 21 avril 2019

Après un réveil aux aurores, nous décollons d’Hanoï à 8h55, direction Denpasar sur l’île de Bali, où nous atterrissons à 18h40, après avoir fait escale à Kuala Lumpur.

A notre arrivée, nous demandons un Visa On Arrival payant (VOA) de 30 jours que nous devrons faire prolonger car nous avons prévu de rester 59 jours en Indonésie. Attention, le Visa On Arrival gratuit ne peut être étendu! Pour plus d'informations sur le visa et sur Bali en général, voici un lien plein d'informations: LEBALIBLOG.

Ces formalités rapidement exécutées, nous faisons la connaissance de Nyoman qui nous attendait à la sortie de l’aéroport pour nous conduire à la villa que nous avons réservée et dont il est le manager. La villa se trouve dans un village au nord d’Ubud, proche de Tegallalang.

Il nous faudra pas moins d’1h30 pour nous extraire de Denpasar et traverser Ubud.

Il est 21h30 lorsque nous arrivons à la villa où nous tombons dans les bras de la famille et d’amis qui sont venus de France et d’Espagne.

Nous sommes tous très émus et heureux de nous retrouver…

 

 

Nous avons passé une semaine de rêve avec nos proches dans cette superbe villa décorée avec beaucoup de goût et nichée dans une vallée luxuriante. La villa s’est révélée idéalement placée, à l’écart de l’agitation d’Ubud, proche de très beaux villages balinais, de rizières, de chemins de randonnées, de temples, d’ateliers de sculpteurs, de souffleurs de verre… Un vrai petit paradis !

 

 

Bali est une île d’Indonésie surnommée « l’île des dieux ». Les hindouistes de Bali l’ont ainsi appelée car elle appartient aux dieux et aux esprits des ancêtres. Les dieux auraient prêté la Terre aux hommes, mais en échange, ils doivent y maintenir l’équilibre… !!

 

Bali présente la particularité d'être la seule île d'Indonésie occidentale où la population n'a pas abandonné l’hindouisme pour une religion monothéiste. 93% des Balinais se déclarent « hindouistes ».

A l’origine, les Balinais croyaient au culte des ancêtres et de la Terre.

Au VIIème siècle, les princes balinais ont fait venir d’Inde de très grands prêtres des religions bouddhiste et hindouiste, pour leur enseigner la religion.

Au XVème siècle, des habitants du royaume de Majapahit fuirent Java et s’installèrent à Bali pour échapper à l’islamisation, contribuant au développement de l’hindouisme sur l’île.

 

Les 3 dieux hindouistes sont :

Vishnou (le protecteur) venu 9 fois sur Terre porter secours aux hommes sous forme humaine (Krishna, Rama), Brahma (le créateur), Shiva (le destructeur) qui réside au sommet du mont Agung et qui représente les deux forces opposées que sont la destruction par la mort, et la renaissance, formant ainsi l’équilibre.

Le dieu suprême et unique est Sang Hyang Widdhi, une croyance venant d’Inde. C’est le dieu au-dessus de tous et antérieur à la création du monde.

 

L'Hindouisme n'a pas de livre sacré comme la Bible ou le Coran. L'hindouisme n'a pas de prophète fondateur (comme le Christianisme, l’Islam ou le Bouddhisme). Il n'y a pas de clergé et les fidèles ne sont pas encadrés.

Pour l'Hindouisme, le monde est réglé par un ordre sacré et forme un tout. Celui-ci concerne aussi bien les astres que les cycles saisonniers terrestres, mais aussi l'organisation de la société et l'individu. Il existe une solidarité entre tous ces éléments. L'homme et l'Univers sont liés et l'homme porte en lui une parcelle de cet ordre sacré. L'homme n'a ni commencement ni fin, il n'est qu'un moment de l'ordre sacré universel. L'âme de l'individu va donc passer d'un corps à un autre : c'est la réincarnation.

 

D'est en ouest, l'île mesure approximativement 153 km de large. Elle s'étend sur environ 112 km du nord au sud. Sa superficie est de 5 637 km2.

La chaîne montagneuse du centre de Bali comprend plusieurs pics de plus de 2 000 mètres d'altitude. Le plus haut est l'Agung (3 142 m), un volcan actif baptisé la « mère montagne ». La nature volcanique de Bali contribue à son exceptionnelle fertilité.

 

Nous avions lu tout et son contraire sur Bali, ses détracteurs lui reprochant son invasion par les touristes, son tourisme festif aux abords de Kuta, ses plages jonchées de déchets, ses océans de plastiques, la commercialisation des traditions culturelles converties en attractions touristiques, la désacralisation des temples, la profanation des cérémonies religieuses, la monétarisation des rapports sociaux, l’affaiblissement des liens communautaires, le relâchement des normes morales, la montée du mercantilisme… Bref, tous les maux attribués au tourisme de masse et la pollution culturelle qui l’accompagne.

 

Tout cela est sûrement vrai mais la magie opère encore à Bali et nous sommes vraiment tombés sous son charme.

Comment ne pas être envoûtés par la culture balinaise, sa religion, son art, ses traditions, comment ne pas être séduits par les paysages balinais alternant rizières, jungles luxuriantes, vallées, plaines, comment ne pas être conquis par l’architecture balinaise, qu’elle soit domestique ou religieuse, comment ne pas succomber au charme des balinais, à leur gentillesse, à leur ferveur bouleversante, à leur sens artistique?

 

 

Depuis les années 1920, au temps des Indes Néerlandaises, l’île de Bali est célèbre pour la beauté de ses paysages et davantage encore pour la richesse de ses traditions artistiques et religieuses. Mais ce n’est qu’au début des années 1970 que le tourisme international allait y connaître une expansion rapide et massive, après la décision du gouvernement indonésien de faire de Bali le pôle du développement touristique du pays, dans le but de redresser la balance nationale des paiements. Sur les recommandations de la Banque Mondiale, le gouvernement commandait la préparation d’un Plan Directeur pour le développement du tourisme à Bali à des consultants étrangers. C’est ainsi que le tourisme devenait la seconde priorité économique de la province de Bali, immédiatement après l’agriculture.

Depuis, l’augmentation du nombre de touristes se rendant à Bali n’a jamais cessé.

 

Malgré cela, la culture balinaise a survécu. Tout s’est passé comme si l’intérêt manifesté par les touristes — tout autant que l’enjeu que représente leur argent pour les finances de l’État indonésien — avait convaincu les Balinais qu’ils « avaient une culture », qu’ils étaient en possession d’un bien précieux et périssable, perçu à la fois comme un patrimoine à sauvegarder et comme un capital à faire fructifier.

A Bali, le tourisme a semble-t-il permis de sauvegarder le patrimoine culturel balinais, en fournissant à la fois le motif et les moyens nécessaires à sa protection et à sa mise en valeur.  L’argent des touristes aurait stimulé l’intérêt des Balinais pour leurs traditions, tandis que l’admiration des visiteurs pour leur culture aurait renforcé le sens de leur identité et la fierté qu’ils en retirent.

Il en résulte un incroyable agencement de spiritualité, de grâce et de sérénité, une forme de perfection souveraine et immuable qui nous a beaucoup touchés.

 

 

Bien sûr le tourisme à Bali n’a pas que des effets positifs, des forêts sont encore rasées et des rizières sont vendues à des promoteurs qui construisent un peu partout des complexes touristiques. L’exploitation des ressources naturelles et le recyclage des déchets est un vrai problème, qui fait dire à certains, qu’ « à Bali, l’île des dieux, les poubelles leurs sont tombées sur la tête »…!

Mais nous voulons croire que ce paradis peut encore être sauvé.

Dans tous les cas, nous ne faisons pas partie de ces touristes quittant un endroit prestigieux, en étant persuadés d’avoir été les derniers à en goûter l’authenticité.

 


Les Temples

Bali compte plus de 11 000 temples (pura signifie temple en balinais).

Dans chaque village, il y a au moins trois temples, un pour chaque dieu (Vishnou, Brahma et Shiva).

  • Le « Pura Desa » est au centre. C’est le temple fondateur du village, dédié à Brahma, le créateur.
  • Le « Pura Puseh » est dans la direction du Mont Agung, le Kaja. Il est dédié à Vishnou, le protecteur, car l’eau descend de la montagne.
  • Le « Pura Dalem » est dans la direction opposée, le Kelod. Il est dédié à Shiva, le destructeur.

Dans chaque maison, il y a aussi un temple familial et dans les rizières, des autels sont dressés un peu partout.

Pendant notre semaine proche d’Ubud, nous avons visité les temples suivants :

 

Gunung Kawi

Près d'Ubud, au sud de Tampaksiring, se trouve le site du Gunung Kawi, qui abrite d'impressionnantes tombes royales remontant au XIème siècle entourées de magnifiques paysages de rizières. Le site est superbe.

 

Tirta Empul

On dit que les bassins recueillant les eaux sacrées de Tirta Empul datent de 962. Ces sources sont considérées comme sacrées et les eaux purificatrices. Leur origine mythique remonte à Indra qui aurait fait jaillir les sources pour faire couler le fameux élixir d'immortalité. Les eaux ont la réputation d'être magiques, et chaque année des milliers de pèlerins viennent se purifier dans ses bassins et faire des offrandes aux divinités.

Un très bel endroit, prisé des touristes où il vaut mieux se rendre de bonne heure.

 

Gunung Kawi Sebatu

A l'écart des routes touristiques, ce complexe religieux garni de bassins est l'un des plus beaux et paisibles temples que nous ayons visités. Dissimulé dans une végétation luxuriante, il fut bâti sur une source sacrée qui émanait de la terre à cet endroit. La vue de l'ensemble depuis le haut de la route est enchanteresse. A l'entrée de l'enceinte, une statue de la déesse Saraswati entourée de grenouilles s'élève au milieu d'un grand bassin.

 

Pura Besakih

Juché à près de 1000 m d’altitude sur le flanc du volcan Gunung Agung, le Pura Besakih est le temple le plus important de Bali et mérite largement la visite quoi qu’en dise le Lonely Planet.

 

 

Visible un peu partout, le Swastika est le symbole qui ressemble à la croix gammée des nazis! Mais le Swastika est toujours à l’horizontale et à la verticale, et non en biais. Sa signification n’a rien à voir avec celle des nazis, il s’agit là de bien-être. S’il est orienté vers la droite, cela veut dire « prospérité et pouvoir », tandis que vers la gauche, il signifie « affection ».

 

 

L’entrée dans chaque temple est marquée par des statues représentant Raksara, un gentil démon protecteur, aux yeux exorbités et faisant une affreuse grimace dans le but de décourager les vrais démons d’entrer dans le temple. Ce démon porte souvent un tissu en damier noir et blanc, le Poleng, représentant l’opposition entre le bien et le mal.

 


Les rizières

Les rizières à Bali sont très photogéniques et structurent réellement le paysage.

La culture du riz a plus d’un millier d’années. Le riz est sacré à Bali, et toute la population en mange à tous les repas, petit-déjeuner compris.

La légende dit qu’un roi balinais, le roi Petru, a reçu en cadeau d’un dieu des graines de riz. La déesse Sri, la femme du dieu Vishnou a dû se cacher dedans pour les protéger d’une femme géante qui voulait les voler à Petru. Depuis ce jour, Sri est devenue la déesse du riz, et de nombreux temples lui sont dédiés, surtout dans les rizières.

 


La maison balinaise

La maison traditionnelle balinaise suit un plan architectural ancien de manière stricte. Celui-ci est le résultat d'un mélange de croyances hindouistes et bouddhistes ainsi que d’animisme austronésien ayant pour objectif que la maison soit en harmonie avec les lois du cosmos telles que décrites dans l’hindouisme balinais.

 

Les principes de l'architecture balinaise - telle que la bonne taille, le bon emplacement, le bon alignement des types d'habitation - est décrit dans l'Asta Kosala Kosali. Il s'agit de huit règles directrices de la conception architecturale originellement écrites en javanis sur un lontar (manuscrit en feuille de palme).

Selon l'Asta Kosala Kosali, l'univers est divisé en trois parties : buhr (le monde souterrain, royaume des démons), buwah (le monde humain) et swah (le paradis, royaume des dieux). Cette division cosmique se reflète dans la géographie de Bali : une zone centrale montagneuse dans laquelle se trouve le mont Agung est considérée comme appartenant aux dieux alors que la mer est associée aux esprits maléfiques. L'entre-deux composé des plaines et des collines est le royaume des hommes.

 

Cette hiérarchie de royaume se retrouve également dans les points cardinaux balinais. Les deux points cardinaux principaux sont kaja et kelod.

  • Kaja signifie « vers la montagne » (le mont Agung) et se réfère à ce qui est haut ou sacré.
  • Kelod signifie « vers la mer » (lieu des démons) et indique les lieux bas et profanes.

La plupart de la population vivant au sud du mont Agung, l'axe principal est l'axe nord-sud. Ce n'est pas le cas dans le nord.

Les axes secondaires sont kangin (où le soleil se lève, l'est) et Kauh (où le soleil se couche, l'ouest).

  • Kangin est associé à la vie (sacré)
  • kauh est associé à la mort (profane)

Le nord-est (kaja kangin) est donc considéré comme la direction idéale pour construire les sanctuaires familiaux alors que le sud-ouest (kelod kauh) est impur. Ce système cardinal joue un rôle important dans l'organisation de la culture balinaise.

 

La maison balinaise regroupe le temple familial et des pavillons aux fonctions bien définies. Elle est entourée d’un mur d’enceinte en pierre ou en brique. La localisation des bâtiments suit la hiérarchie de pureté des espaces en fonction des axes.

La maison balinaise dont l’architecte traditionnel se nomme « Undagi », est composée de 3 parties :

  • La partie sacrée est dédiée au temple familial,
  • La partie intermédiaire est dédiée aux chambres,
  • Et la partie impure est dédiée à la cuisine, les toilettes, les élevages des animaux...

Les têtes de lit sont toujours orientées vers le volcan.

En général, tout est surélevé du sol pour dissuader les mauvais esprits de rôder autour.

 

Exemple de plan d’une maison balinaise :

 

 

1. L’enceinte du temple domestique (merajan pour la noblesse ou sanggah pour le peuple)

Il abrite les autels aux ancêtres, au taksu (siège de l’inspiration divine) avec sa niche ouverte, et au soleil ou dieu suprême (padmasana ou trône de lotus) se présentant sous forme de trône.

 

2. Le pavillon fermé d’amont

Il sert de chambre au doyen ou chef de la famille. Si le pavillon ne dispose pas de terrasse c’est un méten, le nombre de ses piliers indiquant le rang de noblesse, les aristocrates ont généralement un pavillon avec terrasse dit balé daja.

 

3. Le pavillon de l’ouest (balé dauh)

Ce pavillon généralement composé d’une chambre et d’une terrasse couverte est polyvalent, il est souvent occupé par un des membres de la famille

 

4. Le pavillon cérémoniel (balé dangin)

C’est un pavillon semi-fermé avec plate-forme permettant le repos, le dépôt d’offrandes ou des cadavres en attente de leur crémation. C’est aussi dans ce pavillon qu’on lieu les rites de passage tels que le limage des dents ou la cérémonie pour les trois mois d’un enfant.

 

5. Pavillon annexe

Ce pavillon est construit lorsque la famille s’agrandit et qu’elle manque de place. Il peut aussi servir à entreposer les objets précieux, ses cloisons sont généralement en bambou. Il est généralement agrémenté d’une terrasse carrelée.

 

6. Le grenier à riz (lumbung ou jineng)

Quatre ou six piliers supportent un toit de chaume.

 

7. La cuisine (paon)

Le sang des viandes rend la cuisine impure, elle est donc construite dans l’espace « bas » de l’enceinte, vers la mer. Elle est généralement ouverte sur un côté et pourvue d’un foyer en terre.

 

8 et 9. La porte d’entrée et le mur protecteur (aling-aling)

Le muret en face de la porte d’entrée, appelé « Aling Aling » sert à se préserver des regards mais surtout comme un piège pour les démons Butas et Kalas qui ne peuvent se déplacer qu’en ligne droite.

 


Village traditionnel

Pour tenter de restaurer et préserver ce qui peut l’être, l’idée s’est fait jour de créer des « villages touristiques », en conservant certains villages jugés particulièrement pittoresques dans leur état traditionnel à l’intention des touristes.

C’est le cas du village de Penglipuran, situé à proximité de Kintamani.

Penglipuran est un lieu charmant avec ses larges rues pavées, bordées d’une alternance de belles maisons traditionnelles et de petits jardins manucurés. L’architecture y est originelle et respecte les méthodes de construction classiques. Une très belle visite, même si le village ressemble plutôt à un musée à ciel ouvert avec ses marchands du temple !

 


Sacred Monkey Forest Sanctuary

Parmi nos visites aux environs d’Ubud, nous sommes allés à la Sacred Monkey Forest Sanctuary, peuplée de macaques crabiers. La forêt ressemble plutôt à un bois, rognée par l'urbanisation, bien qu'elle compte encore de très vieux banyans dont les épaisses lianes touchent terre. La jungle renferme un temple, le Pura Dalem Agung, aussi appelé le temple de la mort. De nombreuses sculptures représentant des sorcières Rangda sont présentes à l'entrée du sanctuaire, dont certaines dévorent des enfants.

 


Religion

A Bali, impossible de ne pas assister à une cérémonie religieuse, tant elles font partie intégrante du quotidien des balinais.

 

Pour les Balinais, les démons « Bhutas et Kalas » existent et existeront toujours. Il faut donc continuellement leur faire plaisir pour qu’ils ne viennent pas « embêter » les êtres humains. Chaque jour, matin et soir, les Balinais font des offrandes en forme de panier, qu’ils placent en hauteur pour les dieux, et qu’ils placent sur le sol pour les démons. Les offrandes pour les démons s’appellent des « Segehans ».

 

Par chance, nous avons pu assister à Sebatu à une cérémonie qui a lieu tous les 6 mois. Tous les balinais présents arboraient leurs tenues traditionnelles, femmes, hommes et enfants étaient incroyablement beaux. Nous avons passé un long moment à les observer...

 


Côte d'Amed

Après notre semaine de rêve près d’Ubud, nous avons pris la direction de la côte d’Amed où nous avons séjourné pendant une semaine au Good Karma Bungalows qui se trouve près de Lipah. Cette très bonne adresse nous a été soufflée par un des chauffeurs sur Ubud, l’extraordinaire Rena, dont nous laissons ici les coordonnées, pour tous ceux qui recherchent un driver charmant qui parle un très bon anglais: +62 853 3816 0441.

 

 

Le Good Karma Bungalows propose 4 types de bungalows, qui font tous face à une belle plage de sable noir (quasi privative). On trouve sur place un bon restaurant, une grande piscine et une population locale qui propose tous types de services, transports, massages, excursions, lessives, pêche, sorties bateaux. Les lieux sont fréquentés par des adeptes du Yoga en quête de lieux paisibles, et comme d’habitude par de très nombreux français... Pour ne rien gâcher, le snorkeling est très plaisant. Une excellente adresse pour tous ceux qui veulent se retrouver au calme, sans être isolés pour autant.

Une autre bonne adresse, le Blue Earth Village à Jemeluk, pour boire un verre ou manger avec une vue splendide sur le soleil couchant et le mont Agung.

 

 

Pendant notre semaine balnéaire sur la côte d’Amed, l’activité principale outre la causerie, tournait autour de la plage, du snorkeling, de la piscine.

Nous avons néanmoins fait 2 sorties pour visiter le Tirta Gangga et le Pura Lempuyang.

 

Tirta Gangga fut construit entre 1946 et 1950. Ce jardin aquatique comprend des fontaines, des bassins et des statues, distillant une relative quiétude, si l’on fait abstraction des nombreux touristes. Détruit pendant l'éruption du volcan Agung de 1963, il fut restauré au début des années 2000 grâce à des fonds collectés dans divers pays. Selon nous, la visite n’est pas indispensable, ou alors très tôt avant l'arrivée des cars .

 

 

Non loin de Tirta Gangga, se trouve le Pura Lempuyang, un important temple de la région et de l'île. A la lecture du Lonely Planet, encore ce foutu guide, la visite « vaut le détour » !

 

Le temple du bas, le plus impressionnant, est littéralement envahi de touristes qui font la queue pour se faire tirer le portrait dans la gigantesque porte symbolique (candi bentar) en pierre blanche avec en arrière-plan le volcan Agung (quand il n'est pas derrière les nuages...). Le site doit être très beau à l’aube, en journée il est à fuire !

 

Le deuxième temple du complexe, le Pura Luhur Lempuyang (luhur signifie " haut ") le plus sacré des deux car le plus haut, se trouve à au moins 2 heures de marche de là. Pour l’atteindre, il faut d’abord emprunter une petite route goudronnée et très pentue pendant 2 km. Au bout de cette route, les escaliers en pierres et béton commencent ensuite à serpenter dans une forêt de nuage à la végétation dense. Il y a 1 700 marches pour arriver tout en haut. Le temple du haut est bien moins impressionnant que celui du bas et nous avons été déçus par la vue offerte au sommet. Nous retiendrons de cette visite la satisfaction d'avoir gravi toutes les marches. Personne n'a abandonné en route, ni petits, ni grands!

Selon nous cette "visite ne vaut pas le détour". C'est décidé, nous allons nous débarrasser du Lonely Planet!

 

 

Le samedi 4 mai 2019, nous avons quitté famille et amis pour nous rendre sur l'île de Florès. Nous étions tristes de nous séparer mais nous n'oublierons jamais ces quinze jours merveilleux passés en leur compagnie!

 


La suite de notre voyage en Indonésie sur l'île de Florès, c'est ICI


Commentaires: 3
  • #3

    Les BaliBalos (dimanche, 19 mai 2019 19:51)

    Bonjour
    Nous pensions que vous alliez buller sur l'île des dieux ! Les 15 jours ont été très riches en visites et découvertes. Felicitations pour le reportage toujours au top ! Superbe !
    Bises de JuliBali

  • #2

    Sylvie (mercredi, 08 mai 2019 02:31)

    Bravo pour ce récit de voyage, c'est vraiment très intéressant, bien documenté.
    Le seul item manquant ce sont les frais à débourser et recommandations d'hébergement à petit prix.


    Merci.

  • #1

    Danièle Bouthors (Laos) (lundi, 06 mai 2019 18:49)

    Bali, on ne s'en lasse pas ! Le charme des balinaises, la spiritualité, la sérénité, simplicité de ce peuple...
    Merci de nous faire partager cela et vos photos.
    Bonne route !