ROAD TRIP DE MELBOURNE A SYDNEY


Grampians National Park

Vendredi 16 novembre 2018

A notre arrivée sur Melbourne, nous louons un appart'hôtel, le Quest Melbourne Airport, proche de l'aéroport et juste en face de notre loueur de camping-car, Apollo, où nous avons rendez-vous demain pour prendre possession de notre nouveau camping-car. L'appartement est très bien avec 3 chambres. Nous y passerons une excellente nuit, dormant d'un sommeil profond.

 

Le lendemain, vers 11h30, nous sommes prêts pour notre Road Trip entre Melbourne et Sydney. A notre grande surprise, nous avons eu un camping-car plus récent que celui d'Alice Springs.

Il faut savoir que chez Apollo, il existe au moins trois gammes de camping-car :

  • Star RV pour des véhicules de moins d'1 an,
  • Apollo pour des véhicules de 1 an à 3 ou 5 ans,
  • Cheapa Campa, pour des véhicules de plus de 3 ou 5 ans.

A Alice Springs, Apollo nous a fourni un Cheapa Campa et à Melbourne un Apollo. La différence est notable, notamment en terme d'équipements, et elle a fait le bonheur des enfants. Normalement, au moment de la réservation des camping-car, la tranche d'âge du véhicule est donnée, il faut donc être vigilant!

 

Première destination, le Grampians National Park, à 245 km et 3h de Melbourne,  où nous arrivons vers 16h. Immédiatement, nous filons  prendre des informations sur les randonnées au bureau des Rangers qui se trouve à Halls Gap au Brambuk Cultural Centre, auquel il faut consacrer un peu de temps, car il fourmille d'informations et propose même des ateliers de peinture  aborigène ou des cours de lancer de boomerang et de didjeridoo, cet instrument de musique joué par les Aborigènes et dont une légende aborigène raconte l'origine:

 

 « Au commencement, tout était froid et sombre. Bur Buk Boon était en train de préparer du bois pour le feu afin d’apporter protection, chaleur et lumière à sa famille. Bur Buk Boon remarqua soudain qu’une bûche était creuse et qu’une famille de termites grignotait le bois tendre du centre de la bûche. Ne voulant pas blesser les termites, Bur Buk Boon porta la bûche creuse à sa bouche et commença à souffler. Les termites furent projetées dans le ciel nocturne, formèrent les étoiles et la Voie lactée, illuminant le paysage.
Et pour la première fois le son du didgeridoo bénit la Terre-Mère, la protégeant elle et tous les esprits du Temps du rêve, avec ce son vibrant pour l’éternité. »

 

Nous logerons 2 nuits au Big4 Grampians Parkgate Resort, un beau camping avec piscines, tennis, trampoline, salle de jeux... Ce type de camping nous coûte environ 40€ par jour pour 5 personnes. Grâce à une superbe application, WikiCamps Australia, nous prenons le temps de bien sélectionner nos campings sous l'autorité des enfants...

 

Pour cette partie du voyage entre Melbourne et Sydney, nous n'avons rien réservé et nous ne savons pas combien de temps passer sur chaque étape. Nous avancerons au gré de nos envies... Nous avons 22 jours pour atteindre Sydney qui se trouve à moins de 1 000 km de Melbourne.

 

La chaîne de montagnes des Grampians est très fréquentée par les amateurs de bushwalking, les grimpeurs, les amoureux de la nature, et compte de nombreux sites d'art rupestre aborigène.

Nous y avons vu un nombre incroyable de kangourous, de cacatoès, perruches et autres oiseaux diaprés. A l'aube et au crépuscule, le camping est envahi de kangourous peu farouches.

Nous avons fait de belles randonnées au parfum d'eucalyptus, notamment The Pinnacle et The Venus Baths Loop, dont certaines mènent à des points de vue époustouflants.

Mais nous ne sommes pas restés plus longtemps, car les Grampians et ses roches de grès nous rappellent trop la forêt de Fontainebleau et nous recherchons encore de l'inconnu pour fouetter d'excitation nos sens, les stimuler... Belle étape malgré tout.

 

Prochaine destination, The Great Ocean Road, une route côtière au sud-ouest de Melbourne, dont on dit que c'est l'une des plus belles au monde...

 


Great Ocean Road

La Great Ocean Road s'étend sur 253 kilomètres au sud de Melbourne, en direction de l'ouest.

La construction de la route débuta le 19 septembre 1919 pour finir en 1932 et mobilisa environ 3 000 soldats revenus de la Grande guerre pour l'édification de la Great Ocean Road en tant que monument aux morts pour les soldats tués lors de la Première Guerre mondiale. Une équipe chargée d'enquêter sur l'avancée des travaux prévoyait 3 kilomètres par mois. La construction se faisait à la main, les hommes utilisaient des explosifs, des pioches, des pelles, des brouettes. Le travail était dangereux, notamment les dernières sections de la route qui étaient abruptes le long de la côte, où quelques travailleurs perdirent la vie.

Aujourd’hui, cette route est devenue un haut lieu touristique du Victoria et fait partie de la Australian National Heritage List  depuis le 7 avril 2011.

Nous étions curieux de rencontrer cette sommité…

 

Depuis les Grampians, nous avons filé plein sud en direction de Port Fairy, au bord de l’Océan Austral, où nous arrivons en tout début d’après-midi.

Après avoir quitté les Grampians, la route pour atteindre la côte ne présente aucun intérêt. L’homme y a saigné la nature pour installer à perte de vue ses vaches et moutons. On ne croise même plus de panneaux de signalisation de kangourous…

 

A Port Fairy, nous logeons comme d’habitude au Big4 Port Fairy Holiday Park.

En 2012, selon le Lonely Planet, la ville figurait en première place parmi les communautés au monde où il fait le mieux vivre. Nous avons passé l’après-midi à sillonner la ville pour essayer de comprendre pourquoi.

Fondée en 1833 comme port de pêche à la baleine et au phoque, la ville a gardé son charme du XIXe siècle, l’atmosphère y est détendue, les maisons sont cossues, leur architecture très variée, les rues sont arborées et la ville compte quelques parcs et réserves où l’on peut croiser beaucoup d’animaux. Une étape sympathique, mais on ne s’est pas imaginé y vivre…

 

De Port Fairy à Port Campbell

Mardi 20 novembre 2018

Notre découverte de la Great Ocean Road commence réellement aujourd'hui. De Port Fairy, nous sommes allés à Warrnambool, une grande ville de 30 000 habitants, qui après avoir harponné les baleines et les phoques au XIXe siècle, s'est reconvertie dans le tourisme et l'observation des baleines qui croisent au large entre mai et septembre...

Nous passerons la matinée au Flaqstaff Hill Maritime, un site qui présente la réplique d'un village côtier australien de l'époque des pionniers, ainsi qu'un musée des Épaves. Entre les années 1830 et 1930, plus de deux cents bateaux se sont échoués sur la portion de côte entre Cape Otway et Port Fairy mettant fin aux rêves d'une vie meilleure de ces pionniers venus d'Angleterre, d’Écosse, Irlande, Pays de Galles...

Emile a été fasciné par le forgeron, qui l'a remarqué et qui lui a offert un petit fer à cheval réalisé sous ses yeux. Emile en a été ému aux larmes.

 

 

Après déjeuner, à hauteur de Bay of Islands, la Great Ocean Road et ses sites remarquables commence enfin.

Nous avons fait les haltes suivantes:

  • Bay of Islands,
  • Bay of Martyrs,
  • The Grotto,
  • London bridge, renommé London Arch depuis l'effondrement d'un segment.

Le paysage est fait de beaux points de vue, de falaises calcaires, de formations rocheuses impressionnantes, de plages parfois inaccessibles pour protéger des colonies de pingouins ou de phoques. Mais à dire vrai, nous avons été un peu déçus par cette portion du littoral en ayant parfois le sentiment qu'elle était surestimée à des fins touristiques... Ou alors le temps maussade a fait ressurgir en nous le tempérament grognon si typiquement français...

 

De Port Campbell à Apollo Bay

Mercredi 21 novembre 2018

Nous poursuivons notre découverte de la Great Ocean Road par un arrêt à Loch Ard Gorge, un très beau site avec de nombreux sentiers de randonnée. C'est ici que les deux seuls survivants du naufrage du clipper Loch Ard se sont réfugiés. On peut accéder à une plage très photogénique.

 

 

Puis, nous arrivons à hauteur de la star de la Great Ocean Road, The Twelve Apostles (Les Douze Apôtres). Au parking, le ton est donné, boutique de souvenirs, Motel, tours en hélicoptère, immense parking et des touristes par centaines qui semblent surgir de nulle part.

Le spectacle des Twelve Apostles est très beau, d'autant que nous avons eu un peu de soleil. Nous sommes bien restés 30 minutes sur les passerelles et plateformes pour prendre le temps d'apprécier les lieux et voir comment l'ombre et la lumière habillent ces formations rocheuses.

Inutile de chercher les 12 formations rocheuses, qui ne sont en réalité que 7. A l'origine, elles s'appelaient "Sow and Piglets", la Truie et les Porcelets, un nom peu vendeur pour un site touristique. Du coup, elles ont été baptisées dans les années 1960, les "Apôtres". Et puisque les apôtres sont douze, le chiffre fut ajouté par la suite. Quand il s'agit de business, les australiens ne s’embarrassent pas!

 

 

Peu avant midi, nous décidons de quitter la Great Ocean Road pour nous enfoncer un peu plus dans le Great Otway National Park. Nous traversons de beaux vallons piquetés d'eucalyptus et tombons par hasard sur un panneau indiquant une attraction l'Otway Fly. Le nom sonne bien, ce n'est pas loin, nous y allons....

Sur place, nous découvrons un site qui propose de la tyrolienne et une randonnée, la Treetop Walk. Nous optons pour la randonnée moins chère que la tyrolienne (290€ contre 54€ tout de même).

Après avoir parcouru un peu plus d'1 km sur des sentiers forestiers au milieu d'eucalyptus géants et de fougères arborescentes, nous entamons une montée progressive sur des structures métalliques  pour nous retrouver à 25 m de hauteur avec un point culminant à 45 m au niveau d'une tour , dont l'escalier en spirale et la plateforme auront donné le vertige à tout le monde. Une superbe randonnée d'environ 1h30, où nous étions presque seuls au milieu d'une nature intacte. A faire...

 

 

Non loin de là nous nous sommes rendus aux Triplet Falls pour randonner pendant 1h à la découverte de cascades. Quel plaisir de parcourir ces forêts tropicales humides.

 

 

Nous vous présentons le Kookaburra ou Martin-chasseur géant, un oiseau mythique de la culture aborigène, dont le chant ressemble à un rire rauque que l'on a vu pour la première fois aux Grampians et que nous sommes heureux de retrouver ici.

 

 

Pour rejoindre Apollo Bay, où nous devons passer la nuit, nous avons emprunté une route splendide, la C159, sans croiser personne et qui serpente au milieu de forêts tropicales humides où l'on imaginerait bien un animal préhistorique surgir au détour d'un virage. Par endroits, la route n'est pas large et elle est déconseillée aux caravanes. A emprunter, si vous n'êtes pas pressés et sensibles au vertige!

Riche journée avec une belle moisson de découvertes...

 

D'Apollo Bay à Torquay

Jeudi 22 novembre 2018

Depuis Apollo Bay, où nous avons passé la nuit au Big4 Apollo Bay Pisces Holyday Park, qui est bien placé, avec de bons équipements mais dont les places dédiées aux camping-car laissent à désirer (coincées entre deux cabins), nous filons vers Kennett River où il est facile d'apercevoir des koalas. Avant même d'arriver à Kennett River, les nombreux eucalyptus sans feuilles trahissent leur présence. Il suffit d'ouvrir bien les yeux.

Une fois sur place, derrière le camping (bien plus sympa que celui d'Apollo Bay), les koalas sont là, ainsi que de nombreux oiseaux qui leurs voleraient presque la vedette.

 

Le koala doit son nom à la langue aborigène et signifie "ne boit pas". La raison est simple, son hydratation provient à 90% des feuilles d'eucalyptus dont il se nourrit exclusivement.

Il vit dans un seul endroit au monde, sur la côte est australienne, entre le Queensland et le Victoria.

En 10 ans, sa population a diminué de 90 %. Bien que le koala soit une espèce protégée par la loi, ni son habitat ni sa nourriture ne le sont…

 

 

Nous poursuivons notre route sur la Great Ocean Road, qui depuis Apollo Bay est splendide, car elle longe le littoral à flanc de colline, coincée entre les forêts d'Eucalyptus et la mer. Elle est jalonnée de plages désertes battues par les vagues de l'Océan Austral et de villages côtiers, dont les maisons accrochées aux falaises rivalisent de modernité. Nous envions les architectes de ce côté de la planète....

 

Bon à savoir: Il est préférable de faire la Great Ocean Road en partant de Melbourne, pour bénéficier de dégagements et pouvoir s’arrêter pour prendre des photos. Dans l'autre sens (le nôtre), impossible!!

Un peu avant Lorne, qui est une petite ville superbe, nous avons repéré le Cumberland River Holiday Park, qui bénéficie d'un emplacement incroyable.

 

 

A l'approche de Torquay, nous nous sommes arrêtés au Point Addis et à la légendaire Bells Beach, un puissant Point Break, connu des surfeurs du monde entier, où Keanu Reaves et Patrick Swayze apparaissent à la fin du film Point Break. Grosses pensées des enfants pour tonton Luis que nous embrassons très fort, lui et sa petite famille...

 

Bells Beach

 

Point Addis

 

Et en prime pour Tonton Luis, quelques photos de la City Surf de Torquay, le berceau de Rip Curl et Quicksilver...

 


Wilsons Promontory National Park

La ville de Torquay marque le début ou la fin de la Great Ocean Road, qui selon nous est vraiment intéressante entre Torquay et Bays of Islands, distantes l’une de l’autre d’environ 210 km par la côte.

En partant de Melbourne, les plus pressés pourront s’arrêter aux Twelve Apostles ou à Loch Ard Gorge après avoir longé la côte via Torquay et rebrousser chemin par la voie la plus rapide vers Melbourne, qui se trouve alors à 231 km.

Nous avons croisé beaucoup de gens qui font la Great Ocean Road sur deux jours, voire une journée. Un vrai marathon, qui ne permet pas d’apprécier les sites. Il faut prévoir minimum 4 à 5 jours.

 

Depuis Torquay, nous avons pris la direction du Wilsons Promontory National Park, qui se trouve à l’est de Melbourne et qui constitue la partie la plus méridionale de l’Australie continentale. Il formait autrefois un bras de terre qui permettait de rejoindre la Tasmanie.

La route nous a fait traverser Melbourne, noyée une fois de plus dans la grisaille, ainsi que des pâturages à perte de vue. La viande devrait être rouge de honte des dégâts qu’elle cause à la nature…

 

Nous avons passé trois jours délicieux au Wilsons Promontory National Park, où nous logions au camping de Tidal River. Ce parc est très apprécié des australiens et assez facile d’accès depuis Melbourne. Il faut réserver à l’avance, surtout le week-end et en périodes de congés.

Il y a très peu d'emplacements avec électricité et ils sont prisés des jeunes fêtards australiens, grands buveurs de bières... Les emplacements le long de la 6th Avenue sont très bien.

 

Ce parc est d’une incroyable beauté, avec ses étendues qui vous donnent des picotements et dont l’odeur vous flatte les narines, avec ses paysages côtiers, sa rivière, ses plages de sable blanc isolées propices à la baignade et au surf, son abondante vie sauvage qui s’invite tous les jours au petit-déjeuner et au dîner, ses innombrables chemins de randonnée qui offrent des panoramas spectaculaires sur la forêt tropicale humide et sur les nombreux joyaux qui bordent le littoral.

Les enfants ont aussi beaucoup apprécié cette étape sédentaire, après les quelques jours de route sur la Great Ocean Road, dont ils ont fini par se lasser au motif que « c’est toujours la même chose »… Ils n’ont pas tout à fait tort !

 

 

Ce parc nous a offert la possibilité de revenir à la simplicité de journées tout entières consacrées à s’orienter, se nourrir et entretenir une conversation légère avec la nature, loin de l’épilepsie urbaine.

Le soir après notre journée de randonnée, nous nous endormions rompus de fatigue mais enivrés de nature et d’air marin.

La nature a cette faculté de vous déposséder de tout désir en vous rendant la liberté.


Jervis Bay

Lundi 26 novembre 2018

Nous quittons le splendide Wilsons Promontory National Park pour commencer notre remontée vers Sydney. Nous ferons étape pour une nuit à Lakes Entrance qui ne nous a pas vraiment séduits. Dans l’ensemble, hormis Melbourne et quelques villes côtières, les villes traversées n’ont pas beaucoup de charme. Leurs périphéries ressemblent tristement aux nôtres avec leurs concessionnaires automobiles, les KFC, Subway et Mac Do, leurs rues commerçantes ont des allures de Far West au charme désuet et leurs maisons cossues sont construites sur des avenues sans mystère, tracées au cordeau et plantées d’arbres. L’ensemble est trop aseptisé, trop systématique, il manque d’histoire, de sédimentation… Pas étonnant que les australiens en apprenant que nous sommes français s’exclament : Ahh beautiful !... So Lovely!

 

Nous devions initialement faire étapes au Ben Bloyde National Park, à Batemans Bay et au Murramarang National Park en y consacrant à chaque fois au moins 2 nuits. La météo des jours à venir nous apprend que des rideaux de pluie vont s’abattre sur nous pendant au moins 2 jours. Du coup, le mardi 27 novembre 2018, nous décidons de renoncer aux Ben Bloyde et Murramarang National Park, de passer la nuit à Batemans Bay et de remonter le lendemain jusqu’à Jervis Bay, en passant par Marlo et Cape Conran Road et en longeant la côte de Merimbula à Bermagui par la fameuse route 9.

Nous arriverons le mercredi 28 novembre 2018 à Jervis Bay, sous des hallebardes drues qui ne cesseront que le jeudi en fin de journée… Ici les gens sont très surpris par la météo, car l’été qui commence le dimanche 2 décembre a du mal à fourbir ses armes !

Depuis que nous sommes en Australie, excepté au Centre Rouge, les températures n’ont jamais dépassé les 20°C et la nuit dans le camping-car, c’est la guerre des couettes…

 

Vendredi 30 novembre 2018, ce matin, l’aube a tenu ses promesses…, le soleil est apparu. Les nuages s’ouvrent. Le bleu du ciel dissout l’ouate. Ce bleu marin d’une intense gaieté qui chante et qui s’envole, qui s’accorde si bien avec le sable blanc des plages et le vert des feuillages.

Ce bleu qui allège les cœurs et qui, agissant comme un levain céleste, vous fouette de bonheur.

 

Nous sommes restés 5 nuits à Jervis Bay, qui est une grande baie abritée, aux eaux cristallines et aux plages de sable blanc, heureusement protégées par des parcs nationaux.

Entre les randonnées, les plages, les balades en villes, nous n’avons pas vu le temps passer. Cette région nous a beaucoup plu et nous avons bien fait de sauter quelques étapes pour y passer plus de temps et pour se recharger en photons. Les enfants étaient heureux de se baigner (dans une eau un peu froide..), de jouer au foot et de s’essayer au Bodysurf.

Attention, les week-ends la région est envahie par les habitants de Sydney et il faut réserver à l’avance les campings.

 

 

Dimanche 2 décembre 2018, nous quittons Jervis Bay. Pour fêter le premier jour de l’été, ici dans l’hémisphère sud, nous avons fait une surprise aux enfants en allant dans un parc aquatique, le Jamberoo Action Park. Une superbe journée en famille.

 

 

 

Après Jervis Bay, il nous reste une semaine avant de rendre le camping-car à Sydney et nous ne savons pas où aller. Nous hésitons à prolonger notre séjour balnéaire en nous approchant de Sydney par la côte et inscrire les enfants à des cours de surf, ou bien nous rendre aux Blue Mountains pour randonner.

Nous passerons la nuit du dimanche 2 décembre 2018 près de Wollongong dans un camping au bord de l’océan, le Coledale Camping Reserve. Au réveil, nous déciderons de la prochaine destination. A suivre…

 


Bulli Beach

Lundi 3 décembre 2018

Ce matin, sous un soleil éclatant, nous avons pris notre décision, nous irons au parc des Blue Mountains.

La décision est unanime, mais au moment de plier bagages et de quitter notre camping au bord de l’océan, un étrange silence remplit le camping-car.

Sur la route qui longe la côte, après avoir passé le fameux Sea Cliff Bridge, nous nous arrêtons au Lawrence Hargrave Lookout à Bad Hill, qui offre un magnifique point du vue sur la côte depuis le sommet d’une falaise.

 

Le Sea Cliff Bridge construit en 2005

 

 

Le spectacle est saisissant, à vous trouer les paupières, d’un côté la mer, de l’autre un spectaculaire escarpement de grès dans le prolongement du Royal National Park. Entre les deux, de belles et cossues villes érigées face à des plages où des surfeurs chevauchent d’interminables vagues.

 

 

Difficile de se résigner à quitter la côte Est australienne. Difficile aussi de s’éloigner de la mer sans avoir surfé en Australie, où ce sport se pratique même à l’école.

Sous peine d’être frustrés, nous préférons changer d’avis et renonçons au parc des Blue Mountains, pourtant classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Depuis le début, chaque départ est vécu comme une nouvelle naissance pleine de promesses. Pas cette fois ! Peut-être sommes-nous aussi plus mer que montagne ? Et nous aurons l’occasion de randonner en Tasmanie, notre prochaine destination.

Nous passerons la journée du lundi à chercher une école de surf et un camping pour 5 nuits dans les environs de Wollongong.

Nous jetterons notre dévolu sur le Bulli Beach Camping Reserve entre Bulli et Woonona, au bord de l’océan et de ses plages surveillées, à deux pas d’une piscine d’eau de mer, d’un terrain de foot, d’aires de jeux pour enfants, de villes côtières dont les maisons d’architectes pourraient faire la une de nos magazines de décoration. Parfait et exactement ce que nous recherchions.

 

 

Pour les cours de surf, non sans difficultés, nous avons trouvé une école à Wollongong, la Pines Surfing Academy, qui a pu nous prendre tous les cinq, le mercredi et le vendredi. Le reste du temps nous avons loué une planche de surf.

Nous avons tous apprécié nos 5 jours ici, la tête à rien et le cœur en fête, respirant l’odeur du bord de mer, enfouissant l’air marin par litres, malgré nos corps perclus de courbature. Nous avons beau randonner et beaucoup marcher, le surf nous a fait découvrir de nouveaux muscles, de nouveaux tendons,…  jusque-là peu sollicités.

De ce côté-ci de l’Australie, les autochtones vous donneraient presque des complexes, à les voir dès 6h du matin, courir, nager, faire du vélo, de la boxe, de la musculation… Il faut avouer que le cadre ici s’y prête à merveille.

 

 

Un grand merci à Colin, notre « instructor », aux yeux comme des soleils, un frenchie d’Hossegor qui nous a initiés au surf, une passion qui l’a déjà beaucoup fait voyager malgré son jeune âge. Encore une belle personne que nous croisons lors de notre voyage.

Colin, si tu nous lis, rendez-vous à Bali !!

 

 

"I shall be gone and live

or stay and die"

Shakespeare


La suite de notre voyage en Australie, en Tasmanie, c'est ICI


Commentaires: 5
  • #5

    Carmen et Daniel (vendredi, 14 décembre 2018 16:23)

    Holà los turistas, la vie et belle d'après ce que je vois.
    chaque jour plus dure de voir votre bonheur!!!!!!!!!!!!!! (sans nous)
    nous sommes morts de jalousies a quanttttttt Bali?
    vous voir c'est une pure merveille.
    A très bientôt nous arrivons.
    ONT VOUS AIME mamita, daniel, LA MAMA

    .

  • #4

    LouRenausore (mercredi, 12 décembre 2018 17:56)

    Contente de vous retrouver sur la toile ! Vous avez l'air si heureux, joyeux, rayonnants de bonheur ! Que dire des paysages... des animaux... J'ai pu lire que vous croisez de belles personnes qui donnent à votre voyage une dimension humaine extraordinaire.
    Je vous admire d'avoir osé cette aventure tous les cinq, car cela doit être parfois moins facile qu'on peut le croire ! Comme je ne lis pas tout votre carnet de voyage, vous aurez encore plein de choses à nous conter !
    La fin de l'année est proche ! Où que vous soyez alors, je penserai à vous ! Que 2019 vous réussisse et vous fasse encore ouvrir grand les yeux, frissonner du bonheur ressenti devant un paysage, devant une personne rencontrée.
    Je vous embrasse tous les cinq.
    Louisette

  • #3

    Surfeurs du net (dimanche, 09 décembre 2018 18:56)

    Ici pluie et vent mais pas de vagues...mais les gilets jaunes sont toujours dans la rue : c'est chaud ! On voit que vous aimez l'eau (mer, piscines), le sport et la nature ! Nous attendons la suite de vos aventures australiennes trépidantes.
    Bises, les diableuvains de Tasmanie.

  • #2

    Les Varon's (mardi, 04 décembre 2018 02:23)

    Hello les Beuv and Co!
    Ruben a résolu l'énigme : les Suns ont perdu à Los Angeles!
    C'était bien vu!!!
    Bravo et merci de vos commentaires.
    Des bises

  • #1

    Beuv and co (dimanche, 02 décembre 2018 23:04)

    Hello
    Très beaux oiseaux et marsupiaux !!!
    Énigme du jour pour les boys :ce soir, les SUNS sont KO A LA.
    Après les 12 apôtres, on attend la photo du diable...de Tasmanie ! Bises des 4 wombats de BLR, ali, Jul, chris and luck.