ISLA SANTA CRUZ


Hacienda Jimenita

Mercredi 18 et jeudi 19 juillet 2018

Après nos belles aventures en Amazonie équatorienne, nous nous sommes reposés deux nuits à l’Hacienda Jimenita, à mi-chemin entre Quito et l’aéroport. Au programme, repos et farniente… ou chiller pour faire branché !

 

 

L’Hacienda est une ancienne exploitation agricole, reconvertie dans le tourisme, où il est possible d’observer de nombreux oiseaux et notamment des colibris, en parcourant des sentiers bien balisés. Ces deux nuits nous ont permis de recharger les batteries avant de nous envoler le vendredi 20 juillet 2018 pour les Galápagos !

 


Sur les épaules de Darwin...

Il y a 10 millions d'années, les volcans en éruption ont créé le surprenant archipel de Colón, plus connu sous le nom d'îles Galápagos, baptisé paradis de l'évolution par Charles Darwin et dernier sanctuaire de la vie naturelle par Jacques-Yves Cousteau. Ce groupe de 13 îles, 17 îlots et 47 récifs disséminés dans l'océan Pacifique, constitue un monde à part. L'archipel est un point chaud de la terre, avec pas moins de 2 000 cratères. Chacune des îles est en réalité le sommet d'un volcan immergé et offre un paysage lunaire. Préservé de la vie continentale, l'archipel est un coin du monde où la nature réserve de belles surprises.

Ce n'est pas pour rien qu'il fut le premier site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1978.

 

 

Le plus célèbre touriste des îles est, sans nul doute, Charles Darwin qui explore l'archipel en 1835, au cours d'un voyage autour du monde qu’il effectue de 1831 à 1836, sur un bateau, le  « Beagle ». En 1835 Darwin est à peine âgé de 25 ans…Il restera 5 semaines aux Galápagos.

 

Étonné par la faune spécifique des îles, il étudie plus particulièrement les différentes espèces de pinsons qui s'y trouvent. Ses études lui permettront, à son retour, d'élaborer sa théorie de l'évolution des espèces à partir du processus de sélection naturelle qu'il a observé.

 

Selon lui, les espèces animales et végétales ont dû changer pour survivre. Elles ont dû s’adapter aux variations de leur environnement. Seuls ceux qui survivent et se reproduisent ont des descendants : c'est la sélection naturelle. A la fin de cette longue évolution les humains sont apparus parmi les autres animaux.

Selon Darwin, les humains descendent d'autres primates, ce n’est pas Dieu qui les a créés à part…

Il n’existe aujourd'hui aucune autre théorie scientifique rationnelle et crédible qui rivalise avec la puissance d'explication de la théorie de l’évolution.

 


Premiers pas aux Galápagos, sur Isla Santa Cruz...

Vendredi 20 juillet 2018

Après un décollage à 8h de Quito, et une escale à Guayaquil, nous atterrissons à 10h40 aux Galápagos, sur l’île de Baltra au nord de l’île Santa Cruz.

De l’aéroport, nous avons pris un bus gratuit qui nous a menés jusqu’au bateau qui assure la liaison avec l’ile de Santa Cruz (1 US$ par personne), 5 minutes de traversée. Une fois débarqués, nous avons prix un taxi qui pour 25 US$, nous a conduits en 40 minutes dans notre maison louée sur Airbnb à Puerto Ayora.

 

Les droits d’entrée aux Galápagos sont très élevés:

  • A l’aéroport de départ Quito, nous avons payé 5X20 US$ de taxes. Attention, bon à savoir, une fois la taxe payée, et avant l’enregistrement, les valises sont scannées et un scellé est posé qui doit rester visible. Si comme nous, vous voyagez en sacs à dos, mieux vaut mettre les housses de protection avant…
  • A l’aéroport d’arrivée et avant de récupérer nos bagages, nous avons payé 4X100 + 1X50 US$. Le tout en liquide s’il vous plait…

 

A peine arrivés, nous avons enfilé nos maillots de bains pour aller à la plage la plus proche. Cela faisait 3 ans que nous n’avions pas mis la tête sous l’eau…

 

 

Nous avons passé 5 nuits sur l’île Santa Cruz à Puerto Ayora, du vendredi 20 juillet au mercredi 25 juillet 2018. Tout le monde était impatient de retrouver un peu d’intimité, avec chacun sa chambre, sa salle de bains,  heureux d’avoir une cuisine pour mijoter de bons petits plats…heureux de retrouver un peu de la chorégraphie du foyer !

 

Puerto Ayora est la ville la plus grande et la plus peuplée des Galápagos. Il ne faut donc pas s’attendre à découvrir un petit village côtier envahie de végétation et peuplé d’animaux sauvages. Mais, Puerto Ayora, n’est pas non plus un lieu de villégiature de retraités fortunés ou de touristes respirant l’ennui sous le soleil.

Puerto Ayora est riche de sa population locale, qui vaque à ses occupations, n’oubliant pas au passage de plumer un peu le touriste, selon l’idée répandue qu’un portefeuille d’occidental est mieux rempli que celui de l’autochtone…

Cela dit, la vie aux Galápagos est très chère. Un pot de Nutella 9 US$, une sortie bateau avec snorkeling, 120 US$ par personne…Le genre de destination qui vous plombe rapidement un budget.

 

Il y a au moins deux façons de visiter les Galápagos.

  • En circuit organisé à bord d’un bateau de croisière pour visiter les différentes îles, trop cher pour nous, surtout après le Napo Lodge. Nous ne pensons pas que juillet soit la meilleure saison. Mieux vaut partir en décembre, janvier, car il y fait plus chaud et surtout la mer est plus calme.
  • Et en mode routard…comme nous.

Pour explorer l’île, nous avons beaucoup marché, en moyenne 15 km par jour. La marche est l’occasion de longues discussions avec les enfants. La marche, révèle aussi des choses cachées par la vitesse. Elle permet de féconder du regard les choses que nous apercevons.

La marche embellit tout quand la voiture banalise et fausse tout. La marche rend les choses plus réelles, plus sensibles. A l’abattage des kilomètres, nous préférons le défilé des heures.

Durant nos heures de marches, nous sommes à l’affût des scènes de vie dans des portes entrebâillées, nous inspirons à pleins poumons des bouffées d’azur pendant que toute la végétation diffuse un parfum de vacances et que les animaux omniprésents nous rappellent que nous sommes bien aux Galápagos

 

 

Sur l’île Santa Cruz, nous avons visité:

  • la station scientifique et la fondation Charles Darwin, dont les principales fonctions sont l'information scientifique, la conservation des espèces marines et végétales, grâce à la recherche scientifique, le développement de programmes éducatifs, de développement agricole et d'utilisation des ressources locales, la formation d'étudiants équatoriens et de guides naturalistes pour le parc. La fondation travaille aussi, main dans la main avec la population locale, pêcheurs, agriculteurs et professionnels du tourisme. Elle participe également à l'élaboration des règlements et lois qui protègent l'archipel. Elle veille notamment à la sauvegarde des dix espèces de tortues géantes des Galápagos.
  • La plage de Tortuga Bay, accessible au bout d'un superbe sentier à parcourir à pied (compter environ 40 minutes de marche), belle et longue plage de sable blanc qui s'étend sur 1 km. Le site, qui fait partie du Parc National, est ouvert tous les jours de 6h à 18h. Prévoir de l'eau et de la crème solaire, car il n’y a rien sur place ! Nous avons fini la journée à la Laguna de las Ninfas.
  • La plage d'El Garrapatero, superbe plage de sable blanc. Derrière la plage, une jolie lagune est le refuge de flamants roses. On y voit aussi de nombreux pinsons des Galápagos. Il faut prendre un taxi pour s’y rendre. Prix de la course aller- retour 30 US$. Il existe sur place une aire de pique-nique.

  • Le site de Las Grietas, accessible en taxi boat pour 0.50 US$ par personne. En continuant le sentier de Punta Estrada à Playa Los Perros à pied, on atteint Las Grietas où le paysage a été formé par des fissures de lave. Deux grands " murs " taillés dans la roche, et au milieu, une piscine naturelle d'eau de mer cristalline. L'endroit est bordé de cactus caractéristiques de cette zone. Il est préférable d’y aller tôt ou à l’heure du déjeuner, car le site est exigu et il peut y avoir beaucoup de monde. Prévoir 1h sur place et ensuite possibilité de lézarder sur la très  belle plage devant le chic Finch Bay Hotel.

 

C'est aussi sur l'île Santa Cruz que nous avons commencé le programme scolaire des enfants.... Oui, oui, preuve à l'appui ci-dessous!

 

 

Nous n’avons pas fait depuis Santa Cruz d’excursions à la journée pour découvrir d’autres îles, car ces excursions sont chères et les temps de navigation trop longs…

Nous avons pris un matin un bus pour nous mener à El Chato y voir des tortues géantes. Nous déconseillons cette visite car il faut payer 25 US$ pour 5 pour voir des tortues en semi-liberté, alors qu’il est possible d’en voir partout ailleurs, y compris sur le bord de la route. Arrivés sur place, nous avons rebroussé chemin sans faire la visite. Nous retiendrons de cette matinée l’aller-retour en bus avec les locaux et la musique équatorienne à vous faire péter les tympans.

 

Nous avons beaucoup aimé l’île de Santa Cruz et sa ville Puerto Ayora. Au bout de 5 jours sur place, alors que nous avions nos habitudes pour les courses, les restaurants, les plages, il fallait déjà partir. Nous étions malgré tout impatients de découvrir une autre île des Galápagos, Isla Isabela.


La suite de notre voyage en Équateur aux Galápagos sur Isla Isabela, c'est ICI


Partager cette page sur


Commentaires: 0