TAHITI NUI


Le mardi 4 septembre 2018, nous quittons l’île de Pâques à 00h20, direction Papeete, la ville principale de Tahiti en Polynésie française.

Le vol à bord d’un Boeing 787 Dreamliner dure 6h20 et nous atterrissons à 1h20, heure locale (Papeete compte 5 heures de décalage horaire avec l’île de Pâques).

A l’arrivée, pas de colliers à fleurs… mais une danse traditionnelle pour nous souhaiter la bienvenue !

 

 

Nous sautons dans un taxi qui nous mène en 20 minutes à notre pension, le fare Tutehau, qui se trouve à Papeete. Il est presque 3h du matin lorsque nous nous endormons.

Le lendemain, après un réveil matinal à 7h, nous découvrons avec plaisir la pension. Il s’agit d’une maison de ville qui propose des chambres aux vacanciers, autour d’un beau jardin tropical. Le petit déjeuner est bon, jusque-là tout baigne…

Après avoir profité d’une bonne connexion internet (impossible sur l’île de Pâques), nous partons découvrir le centre-ville de Papeete à environ 20 minutes à pieds.

Cette marche fut une galère sans nom. Une circulation automobile digne d’une grande métropole, pas de trottoirs puisque les voitures s’y garent, des rats qui vous filent entre les pattes, des voitures désossées qui servent de poubelles, des carcasses de chiens ou chats morts…

Nous savions pour l’avoir lu que Papeete pouvait décevoir, mais à ce point !

Nous ferons malgré tout de belles découvertes en ville.

 

 

Compte tenu de l’emplacement décevant de la pension dans un quartier pas très rassurant, nous changeons nos plans pour la fin de notre séjour en Polynésie où nous devions retourner dans cette pension et décidons de prolonger notre séjour sur Tahiti Iti au Vanira Lodge, qui par chance avait de la disponibilité. Ouf !

Nous décidons aussi de louer une voiture pour le lendemain afin de quitter Papeete et découvrir un peu plus Tahiti Nui.

Tahiti, la plus grande île de Polynésie française (1042 km2), se compose elle-même en deux îles : Tahiti-Nui, la grande île et Tahiti-Iti, la petite, toutes deux reliées par un isthme.

 

La Polynésie Française s'étend sur 5 millions de km2 d'océan, l'équivalent de la surface de l'Europe sans la Russie, les terres immergées (118 îles) ne représentent que 4200 km2.

La Polynésie se compose de 5 archipels très différents les uns des autres :

  • l'archipel de la Société (dont Tahiti fait partie) est constitué des Iles du Vent et des Iles Sous Le Vent. Cet archipel est un ensemble d'îles hautes entourées de lagons.
  • l'archipel des Tuamotu est lui constitué d'îles basses appelées "atolls".
  • l'archipel des Australes, à l'extrême Sud, se compose d'îles hautes, relativement sauvages.
  • l'archipel des Marquises, le plus proche de l'Équateur, au Nord, est composé d'îles hautes sans lagons et aux montagnes escarpées.
  • l'archipel des Gambiers, à l'extrême Est, qui se différencie des Tuamotu par ses îles hautes.

Drapeau de la Polynésie Française :

Ce drapeau se compose de deux bandes horizontales rouges encadrant une large bande blanche dans un rapport 1/2/1. Au centre de la bande blanche, il y a un disque avec, sur sa moitié inférieure, un motif de vagues bleu et blanc représentant la mer; sur la moitié supérieure, un motif de rayons blanc et or représentant le soleil.  Une pirogue polynésienne navigue sur l'onde; ce canot a un équipage de cinq personnes représenté par cinq étoiles ou cinq croix, qui symbolisent les cinq groupes d'îles. Le rouge et le blanc sont les couleurs traditionnelles polynésiennes.

 

Le mercredi 5 septembre 2018, à bord de notre voiture louée avec Easy Car, une filiale d’Avis située à l’aéroport de Papeete et très bon marché, nous quittons enfin Papeete. Au programme de la journée :

  • Le marae d’Arahurahu

Un marea est un espace de méditation, de rituels et de communion des tahu’a’upu (prêtres) avec les dieux dont il importait de se ménager les faveurs.

Le marae d’Arahurahu est très beau et la végétation autour luxuriante. La visite est gratuite.

 

  • Plage de Papehue

Après un premier repérage de différentes plages, nous jetterons notre dévolu sur la plage de Papehue pour y faire notre première sortie snorkeling en Polynésie française. A dire vrai la plage est quelconque, le lagon, lui en revanche attire tous les regards…

 

  • Musée des îles et de Tahiti

Pour finir cette journée et fuir aussi le soleil qui brule nos peaux, nous visitons le musée des îles et de Tahiti où nous étions seuls ! Une visite indispensable si l’on veut comprendre la formation de ces îles, leurs populations, leurs coutumes. Pour ne rien gâcher le cadre du musée est superbe, face à l’île de Moorea où nous nous rendrons demain…

 

 

Alors, la Polynésie est-elle au rendez-vous du Mythe ?

 

Il y a l’idée que l’on s’en fait, avant de partir : Gauguin, les lagons couleur du ciel, les perles noires, le monoï…A l’arrivée à Papeete, surprise, l’image s’ébrèche.

Le voyageur est contraint de voir le réel écorner l’imaginaire qu’il s’est construit à grands renforts de clichés.

Les cocotiers décoiffés ont les cheveux sales.

Après Papeete, le long des premiers « PK » (points kilométriques) de la route, unique, qui fait le tour de l’île principale, les scooters roulent comme à Paris ou à Hanoï, les entrepôts et les enseignes donnent au décor un air banal de zone industrielle. On en vient à détester notre siècle, qui apporte aux antipodes du monde les mêmes voitures, les mêmes restaurants, les mêmes virus.

Ce n’est qu’à hauteur du PK20 que l’île, soudain, se défait de ses habits de vieille dame mondialisée. La magie reprend le dessus et augure de belles découvertes…


La suite de notre voyage en Polynésie française à Moorea, c'est ICI


Commentaires: 2
  • #2

    Thérèse Rigolot (lundi, 10 septembre 2018 06:18)

    J'ai découvert votre blog et je le lis avec intérêt. Je reviens de Tahiti- Moorea- Île de Pâques où j'ai passé un mois avec ma famille pour fêter mes 80 ans. Belles photos. Remarques très justes. Je vous souhaite bon cap, bon vent!

  • #1

    Carmen et Daniel (dimanche, 09 septembre 2018 22:40)

    bonsoir mes amours que j'aime, on pense a vous très fort, vos photos sont sublimes vos commentaires sans commentaires, votre petite famille que j'aime à la folie. je ne peux pas regarder sans la petite larme Pluto un fleuve.

    Daniel s' inspire de vos photos pour faire des tableaux plein de couleurs, mamita rêve de partir à 95 année en voyage.

    On vous aime, beaucoup de tristesse de ne pas être avec vous.
    La Mama, Daniel y abuelita