RÉFLEXIONS BUISSONNIÈRES


Réflexions sur un tourisme raisonné...

L’écrivain français Jean Mistler (1897-1988)  définissait cruellement en 1982 le tourisme comme

« l’industrie qui consiste à transporter des gens qui seraient mieux chez eux vers des endroits qui seraient mieux sans eux ».

 

Tourisme de masse, tourismophobie, surtourisme...

On le sait maintenant, parfois le touriste aide, il remplit des estomacs, mais très souvent il dénature, ravage les endroits qu'il visite, la plupart du temps par ignorance, pensant toujours qu'il est le dernier à avoir eu la chance de gouter à l'authenticité des lieux, alors qu'il a contribué à leur altération.

En traversant à vive allure et en toute impunité des pays ou des villes, à la poursuite effrénée de tous les lieux incontournables et instagrammables, le touriste bouleverse les économies locales, accroit l'exploitation des ressources naturelles et la pression sur les infrastructures , modifie les modes de transport, les modes de vie des habitants, voire même la culture ou la religion des peuples....

Ce tourisme avide est trop souvent fait de visites des vieilles pierres, de nuits confortables, de bons repas et d'absence de contacts avec les populations locales qui sont la plupart du temps les dernières à profiter de la manne touristique.

 

Notre façon de voyager doit changer et s'orienter vers un tourisme raisonné, davantage fondé sur la durée pour favoriser les échanges, mais aussi plus responsable, plus durable, plus vertueux, plus solidaire, plus équitable.

Nous devons chercher à nous connecter aux communautés locales pour une meilleure intégration et contribution à la vie locale afin de vivre avant tout des aventures humaines, "passer dans l'envers du décor" comme le suggèrent Sonia et Alexandre Poussin dans leur très beau livre Africa Trek 2.


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