En février, mars 2026, nous sommes partis à 3 avec Emile à la découverte de l'Inde du Nord, le Rajasthan et la vallée du Gange.
Nous avons longtemps hésité à programmer ce voyage en Inde, à la fois attirés par son dynamisme, son énergie, sa spiritualité, une culture et un patrimoine riches, une population attachante, mais aussi inquiets du bruit, de la pollution, de la misère...
On décrit souvent ce pays comme "India is magic, India is tragic"
A la fin de cet article, nous donnerons notre ressenti!
Au programme de ce voyage:
Nous avons volé avec la compagnie Air India pour un voyage sans escale. Nous découvrirons plus tard avec la guerre au Moyen-Orient que nous avons eu de la chance de voler avec cette compagnie.
Pour les vols intérieurs, nous avons voyagé avec IndiGo, 2 vols intérieurs sans histoires, Delhi - Udaipur et Varanasi - Delhi!
Nous avons atterri à Delhi le samedi 21 février 2026 à 1h du matin, avant de prendre un vol pour Udaipur à 8h du matin.
Pour se remettre du voyage, nous avions loué une chambre d'hôtel au Iva Premium Delhi Airport, tout proche de l'aéroport. A refaire, nous resterions à l'aéroport.
A Udaipur, nous avons logé 3 nuits au Lake Pichola Hotel.
L'hôtel est situé sur la rive ouest du lac, dans un quartier calme. Tout est facilement accessible à pieds depuis l'hôtel.
Udaipur est une étape reposante et rafraichissante du Rajasthan. La ville s'étire langoureusement au bord de ses lacs entourés de collines verdoyantes.
La ville se découvre lentement, en déambulant dans les rues, à l’affût des scènes de vie dans des portes entrebâillées.
Au crépuscule, les façades des palais princiers s'embrasent, tandis que le soleil se couche dans l'or de l'ouest.
Outre la visite du City Palace, ne surtout pas manquer la visite du Jagdish Temple afin d'assister aux cérémonies quotidiennes au lever et au coucher du soleil. A faire aussi, le spectacle de danse de 19h à 20h au Bagore-Ki-Haveli, pour lequel il est conseillé de réserver sur place à partir de 16h.
Enfin pour un dîner romantique, il faut réserver au très élégant Jagat Niwas Palace, où depuis son rooftop, on assiste au coucher du soleil sur les monts Aravalli.
Nous avons beaucoup apprécié cette étape et bien qu'on puisse lire qu'une journée suffit pour voir "l'essentiel", nous étions ravis d'y rester 3 nuits.
Pour quitter Udaipur et relier nos prochaines étapes au Rajasthan, nous avions réservé les services d'un chauffeur, Nima, joignable au +91 99717 52531.
Bien que peu bavard et discret, Nima est un excellent chauffeur dans la circulation chaotique indienne. Il connait aussi très bien le Rajasthan qu'il parcourt depuis plus de 30 ans!
Nima a donc assuré tous nos transferts depuis Udaipur jusqu'à Agra.
Il n'est pas indispensable de prendre un chauffeur pour la durée du séjour, car tous les transferts peuvent être organisés avec l'aide des hôtels. Nous l'avons fait pour plus de confort et de souplesse.Il faut compter 600€ pour 8 jours, compris les péages, taxes d'état, parking, nuits et repas du chauffeur.
Après Udaipur, notre prochaine étape était Bisalpur, près du lac Jawai Bandh, pour tenter d'apercevoir un léopard...
En chemin, nous avons visité 2 bijoux d'architecture, le Kumbhalgarh Fort et le Temple Jaïn de Ranakpur. Tous deux à ne manquer sous aucun prétexte. La route entre Kumbhalgarh et Ranakpur, qui serpente entre les monts Aravalli est de toute beauté, la plus belle de tout notre voyage au Rajasthan.
Le Kumbhalgarh Fort
Temple Jaïn de Ranakpur
A Bisalpur nous avons logé au Rawla Bisalpur. Certes, nous avons cassé la tirelire, mais aucun regret, cette étape restera comme la plus belle de notre voyage en Inde. Nous aurions pu y rester plus longtemps, au moins 3 nuits... L'hôtel qui ne dispose que de 4 chambres est géré par deux frères, qui sont aux petits soins et qui proposent de nombreuses activités, Community Walks, VTT, Safaris, Randonnées à cheval...
On y mange aussi très bien, pas de menu, surprise culinaire à chaque repas.
Un havre de paix, où l'on prend soin de votre corps et de votre esprit et qu'il est difficile de quitter!
Photos du Rawla Bisalpur
L'hôtel est situé dans un village aux allures de décor de cinéma, où il est très agréable de se promener sous le regard bienveillant des habitants, surpris de voir des étrangers s’intéresser à leur village.
Cerise sur le gâteau, nous avons pu observer un léopard et ses 2 léopardeaux au cours d'un safari organisé par l'hôtel.
Après notre séjour enchanté au Rawla Bisalpur, nous avons pris la direction de Jodhpur, où nous avons logé au Dev Kothi.
L'hôtel est situé dans la vieille ville. S'il présente l'avantage d'être très central, l'inconvénient en logeant dans la vieille ville est le bruit. Difficile de fermer l’œil avec des indiens qui klaxonnent sans cesse et des chiens qui aboient toute la nuit, après avoir dormi toute la journée.
Nous devions rester 3 nuits à Jodhpur, nous sommes finalement restés 2 nuits. Non seulement en raison de nuits perturbées par le bruit, d'une certaine lassitude éprouvée à Jodhpur, qui nous est apparue après Bisalpur, tellement bruyante et sale mais aussi afin de couper la longue route entre Jodhpur et Jaipur par une étape à Pushkar.
Jodhpur est malgré tout envoutante et possède beaucoup de charme. Il ne faut pas hésiter à se perdre dans les ruelles de la ville bleue.
A refaire, nous chercherions un hôtel en périphérie, au calme, au lieu de dormir dans la vieille ville.
Rooftop de l'hôtel Dev Kothi
Pour couper la longue route entre Jodhpur et Jaipur, nous avons fait étape à Pushkar en logeant au Inn Seventh Heaven. Une après-midi complète nous a suffi pour faire le tour du lac et découvrir cette ville sainte. Nous avons été surpris de voir autant de jeunes occidentaux festifs et nostalgiques de l'époque des hippies, déambuler parfois dans des tenues très légères ...
Depuis Pushkar, nous sommes arrivés à Jaipur en début d'après-midi, le temps de visiter le Fort d'Amber. Après la visite du Fort, nous avons visité un très beau puits à degrés tout proche, le Stepwell Panna Meena.
A Jaipur, nous avons logé 1 nuit au Pearl Palace Heritage Hotel que nous recommandons sans hésitation.
Sur la route qui relie Jaipur à Agra, nous avons fait deux visites, qui nous semblent indispensables, le puits à degrés Chand Baori Step Well et la sublime ancienne capitale moghole en grès rouge de Fatehpur Sikri.
Pour visiter Fatehpur Sikri, nous avons pris un guide, indispensable pour bien comprendre le site. Mais attention, le guide est souvent de mèche avec les commerçants sur place, n'hésitant pas à vous vendre de la pierre à savon pour du marbre...
Chand Baori Step Well
Fatehpur Sikri
Arrivés à Agra en fin de journée, nous avons logé au The Coral House Homestay, idéalement placée près de l'entrée Est du Taj Mahal et très conviviale.
Pour visiter le Taj Mahal, nous avons pris un guide parlant français, Mohan, joignable au +91 98975 56895. Mohan s'est occupé de prendre les billets pour le Taj Mahal, la veille de notre visite et a pris soin de venir nous chercher à 5h15, pour être dans les premiers à l'ouverture des portes au lever du soleil. Attention, il ne faut pas s'encombrer de sacs, car ils devront être laissés dans une consigne, ce qui vous fera perdre un temps précieux...
La vision du mausolée de marbre blanc est éblouissante, ce monument fut érigé par amour après la disparition d'une épouse de l'empereur qui a dû penser comme l'écrivait Nietzche, que « Nous avons l’art pour éviter que la vérité ne nous détruise »...
Pour nous rendre à Varanasi, depuis Agra, nous avons pris un train de nuit avec couchettes. Un voyage confortable.
Nous sommes arrivés à Varanasi le 4 mars 2026 au petit matin, le jour du Festival Holi, la fête des couleurs qui célèbre le printemps et la fertilité. Une belle et joyeuse entrée en matière. Pour l'occasion nous avions acheté à Agra des tenues blanches jetables...
A Varanasi, nous avons logé à la Ganpati Guest House, qui est parfaite en tout point.
Contrairement au Rajasthan, on ne se rend pas à Varanasi pour visiter des temples, des forts ou des mausolées. On s'y rend pour entr'apercevoir l'âme indienne, la puissance de la religion et de la spiritualité, le cœur palpitant de l'hindouisme.
On s'y rend pour se noyer dans une marée humaine, à défaut de se baigner et de se noyer dans le Gange.
On y ressent un véritable choc culturel qui vous secoue pendant longtemps.
Pour apprivoiser un peu Varanasi, nous avons pris le lendemain de notre arrivée, un excellent guide francophone, Rakesh, joignable au +91 99846 10230. Il a été précieux pour mieux comprendre Varanasi et la religion Hindouiste.
Au niveau pollution, bruit, saletés, misère... Varanasi place la barre très haut.
Dans cette ville sainte pour les hindous, les niveaux de pollution explosent tous les seuils en raison des crémations quotidiennes (40 000 corps incinérés chaque année à raison de 350kg de bois pour chaque crémation), des centrales à charbon, de la cuisine domestique à la biomasse (bois, charbon, bouse séchée), des fours à briques, de l'agriculture sur brûlis... Varanasi est l'une des villes les plus toxiques d'Inde. Il suffit de se promener en ville pour se rendre compte que tout le monde tousse beaucoup!
Varanasi nous a laissé un sentiment mitigé, mêlé d'attirance et de rejet. A la fin du séjour, nous étions malgré tout soulagés de quitter la ville, son brouhaha, ses rue encombrées de déchets, sa pollution...
L'Inde, on aime ou on déteste, parait-il. Nous n'aurons pas un avis aussi tranché, mais nous n'envisageons pas d'y retourner bien que des lieux comme le Kerala, Chandigarh ou le Corbett National Park nous tentent beaucoup. C'est la première fois que nous avons ce sentiment en rentrant d'un voyage.
Trop de monde, trop de bruit, trop de pollution, trop de motos, trop de déchets, trop de bouses de vaches, trop de rats, trop de villes clignotantes et rugissantes de circulation, trop de temps passé à éviter les motos ou à regarder ses pieds pour voir où l'on marche...
Les paysages traversés au Rajasthan sont assez monotones. Les interactions avec les locaux sont peu nombreuses, surement en raison de rapports humains corrompus par le passage répété des touristes dans le Rajasthan. Dans l'ensemble, on vous ignore gentiment, y compris lorsque vous faites la queue et que l'on vous bouscule et vous passe devant l'air de rien!
L’Inde semble ignorer l’espace, la terre, la nature, l’air même qu’il lui faut pour vivre. A la place, elle semble être entrée en religion pour s'échapper du cachot de la vie, pour oublier totalement la Terre et une existence dénuée de sens, pour oublier les villes impitoyables et ses foules sans regard.
Il faudra surement du temps encore pour laisser décanter ce voyage et n'en garder que les plus beaux souvenirs!
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Météo en février mars:
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